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Près de
«Castel Marly» voici le «Château des Frères».
Les archives
ne nous apprennent rien sur sa construction, et son premier
nom. A cause de ses éléments architecturaux, surtout ceux de
la façade Nord-Ouest, nous pouvons penser que la
construction du château date de la fin du seizième siècle.
C’est un cube massif décoré d’une tour, témoin des anciennes
maisons fortes. Les quatre façades sont différentes : les
ouvertures variées montrent l’histoire architecturale du
château. Au niveau inférieur, il y a seulement deux pièces :
l’une est la salle d’honneur enrichie d’une rare et vaste
cheminée, très belle et originale par sa décoration en
briques de différentes couleurs.
Cent cinquante ans après sa construction, le château fut
acheté par la confrérie des tailleurs ; il est maintenant
classé « monument historique et connu sous le nom des frères
tailleurs
Descendons maintenant, par le chemin de la Mayrine, vers
notre point de départ.
A travers les arbres, nous
apercevons l’église.
Que savons-nous des
églises d’Auzeville ?
Selon la tradition,
il y eut plusieurs églises et chapelles. Nous avons déjà
évoqué le monastère et sa chapelle près de Castel Marly,
construite au onzième siècle, ou les pèlerins pouvaient se
reposer. Dans le talus de la route, on peut voir des
ossements, peut-être ceux de quelques voyageurs vers St
Jacques de Compostelle.
Maintenant, il ne reste que
l’église Sr Séverin. Les gens d’Auzeville voulurent avoir la
plus grande, la plus belle mais aussi la moins chère. Aussi,
participèrent-ils à sa construction ;après leur travail, ils
transportaient des briques depuis une fabrique située près
du canal. Ils étaient très fiers de leur travail et
disaient : «Dans les murs de mon église il y a des briques
que j’ai portées de mes mains !»
Que peut on voir à l’intérieur ?
Des fonds baptismaux, datant de
1584, sur un fût de colonne romane décoré de têtes. Au
dessus, dans une niche incurvée, on a placé une tête
médiévale.
En 1865, le plafond
menaçait de s’effondrer mais prêtre, paroissiens conseillers
municipaux avaient beaucoup de sujets de discorde (toit de
l’église, place du presbytère) et rien ne fut fait. L’église
avait toujours un plafond plat et défectueux.
A la longue, on décida de
rehausser les murs et de construire une voûte. Ainsi, laissa
t-on de hautes ouvertures dans les murs. Une mère dévote
offrit deux vitraux l’un avec Saint-Jean, l’autre avec
Saint-Laurent du nom de ses deux jeunes fils morts.
Plus tard, on put ériger une
croix et acheter d’autres vitraux.
Une noble paroissienne, Olympe
de Marmiesse, offrit un tableau ; mais on raconte que
Olympe, en terminant son œuvre, tournait autour du chevalet
en bougonnant :
« Quel dommage d’avoir pris tant
de peine pour ces paysans. Ils ne comprennent rien ! »
Est-ce pure maladresse ou
justice divine ?
Elle heurta le chevalet, le tableau lui tomba sur le pied,
et elle resta boiteuse toute sa vie !
Un peu plus loin, caché
dans les arbres, il y a le château de la Durante.
Nous en savons peu à propos de
ce château.
Un chasseur Allemand s’écrasa
sur lui à la guerre de 39-40, le château fut incendié et
quelques civils périrent.
Sa renommée vient du « Coup de
l’Etrier », un apéritif que Napoléon est supposé avoir bu
dans sa botte !
On rapporte quelques phrases
célèbres à propos du « Coup de l’Etrier »… par exemple la
Princesse Louise d’Orléans dit au Roi Léopold : « Sire, ce
délicieux vin de France vous portera chance ! Buvons le
« Coup de l’Etrier » !
Certains Auzevillois possèdent
peut-être encore quelques bouteilles qu’ils vous feront
goûter et ce filtre magique vous mettra sous le charme du
village ! |